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Passé 44 ans, votre sperme a besoin d'une alimentation adaptée

Qu’est-ce-que le sperme ? On peut aborder cette question de loin et dire que le sperme est un liquide biologique excrété par le corps humain à des intervalles de temps plus ou moins égales lors de ce que l’on appelle « éjaculation ». Le sperme est produit au cours de longs processus se déroulant dans les organes sexuels. Il contient des spermatozoïdes mais pas seulement. Le sperme est en fait un mélange complexe de liquides dans lesquels les spermatozoïdes (ils sont tous capables d’une manière ou d’une autre de féconder un ovule) sont maintenus à l’état vivant relativement peu de temps.

Les liquides rentrant dans la composition du sperme sont le produit des glandes vésiculaires et des glandes bulbo-urétrales. Ces glandes n’ont pas été découvertes hier : William Cowper (1666-1709) fut le premier à les décrire. Qui plus est, le liquide séminal contient des secrétions diverses - produits notamment par la prostate et l’épididyme -, des vitamines C et B12 ainsi que des sels minéraux variés - magnésium, phosphore, calcium, potassium et zinc -. Enfin, le liquide séminal contient également des protéines, du sodium et deux types de glucides : du fructose et du sorbitol.

Il n’y a pas d’indicateurs clés pour le sperme : chaque substance qu’il contient a des proportions différentes en fonction des personnes, de l’âge et en général et de tous les critères possibles et imaginables (la composition du sperme peut varier d’une éjaculation à une autre par exemple).

Alors que la quantité de sperme ne joue pratiquement aucun rôle, sa composition doit être soumise, dans certains cas, à des examens médicaux spécifiques. La capacité de fécondation du sperme est considérée « normale » lorsque la masse volumique des spermatozoïdes est comprise entre 20 et 200 millions par centimètre cube. Il y a oligospermie si leur masse volumique est inférieure à cette norme. Comme toujours, l’être humain ne peut s’empêcher de donner une appréciation de la qualité, de la normalité et de la fertilité du sperme. Il va même jusqu’à dépecer la réalité qui s’ouvre à lui pour mieux la classer.

Ainsi, parmi ces troubles, on parlera notamment d’aspermie (absence d’éjaculat, ou volume du sperme inférieur à 0,5 ml), d’asthénozoospermie (moins de la moitié des spermatozoïdes se déplacent une heure après l’éjaculation), d’azoospermie (absence de spermatozoïdes pendant l’éjaculation), de cryptozoospermie (azoospermie qui disparaît lorsqu’on l’observe de près au microscope) et de nécrozoospermie (absence de spermatozoïdes vivants lors de l’éjaculation).

Avec l’âge songez à bien vous nourrir

Les résultats d’une recherche menée par les chercheurs du laboratoire Berkeley Lab, en Californie, ont récemment été publiés : ils confirment qu’une bonne alimentation protège le génome des spermatozoïdes des effets néfastes du vieillissement. Ils sont parvenus à la conclusion que certains microéléments (la vitamine C et E, le zinc et l’acide folique) améliorent la qualité de l’ADN des spermatozoïdes chez les hommes d’un certain âge. Les résultats du travail des chercheurs ont été publiés dans Fertility and Sterility. Au cours de recherches menées auparavant dans ce même laboratoire, ils établirent que plus l’homme était âgé, plus il était exposé au risque d’apparition de troubles génétiques dans ses spermatozoïdes. Ainsi, les mutations génétiques expliqueraient la baisse de la capacité à concevoir chez les hommes prenant de l’âge.

Des expériences ont été réalisées sur 80 volontaires dont l’âge s’échelonnait entre 22 et 80 ans. La première conclusion qu’ils tirèrent fut facile à comprendre : on observa 20% de changements génétiques en moins dans le sperme des hommes de plus de 44 ans consommant plus de vitamine C que ceux s’en passant presque entièrement et ayant le même âge. On constata les mêmes résultats avec la vitamine E, le zinc et l’acide folique. Chaque participant remplit un questionnaire à l’aide duquel fut évaluée la dose moyenne quotidienne de vitamines provenant de leur alimentation et intégrant l’organisme. La quantité de ces microéléments fut répartie en trois catégories : « faible », « moyenne » et « grande ». La quantité moyenne de consommation de microéléments fut de 162 milligrammes de vitamine C, 23,7 milligrammes de vitamine E, 2,586 microgrammes de béta carotène, 475 grammes de folates et 12,3 milligrammes de zinc.

Ainsi, tous les hommes rentrant dans la catégorie d’un risque élevé de troubles génétiques des spermatozoïdes dus à leur âge peuvent lutter contre le vieillissement de l’organisme en consommant suffisamment de vitamines et de microéléments. On comprend d’autant plus l’importance de ces découvertes qu’aujourd’hui les hommes d’un âge avancé sont de plus en plus nombreux à vouloir avoir des enfants. Cette tendance créée forcément des craintes quant à la santé de la population. Cette inquiétude est notamment justifiée par une élévation de la fréquence des cas de mutations génétiques, comme en témoigne la revue Nature.

Les sous-vêtements : facteurs de risque.

La même question (sur les facteurs jouant un rôle sur la qualité du sperme) fut soulevée dans la revue Human Reproduction. Dans cette publication c’est un autre facteur, plus fluctuant, qui fut examiné : les sous-vêtements que vous portez peuvent avoir une influence sur la qualité de votre sperme. Au cours de la recherche, on examina le mode de vie et les antécédents médicaux des hommes chez lesquels furent constatés des difficultés à concevoir et dont les spermatozoïdes avaient une motilité normale ou réduite. En ce qui concerne la possible corrélation entre la motilité des spermatozoïdes d’une part et le tabagisme, la surconsommation de spiritueux et les drogues « douces » d’autre part, la question suscite un débat qui reste toujours ouvert. Par ailleurs, le port de vêtements et de sous-vêtements trop serrés selon toute vraisemblance jouerait un rôle direct dans la baisse de motilité des spermatozoïdes.

Cette recherche, qui a mis en exergue des cas révélateurs, fut menée par des scientifiques de l’université de Manchester, Sheffield et de l'Alberta parmi des hommes âgés de plus de 18 ans qui suivaient une thérapie dans 14 cliniques spécialisées dans le traitement de l’infertilité. Ils recommandent entre autres de ne pas porter de sous-vêtements trop serrés et d’éviter tout contact avec certaines substances chimiques dans certains milieux professionnels. Selon eux, cela présenterait des risques de baisse de la motilité des spermatozoïdes et donc de la fertilité.

Des noix pour la prévention de l’infertilité

Les chercheurs présument que la consommation quotidienne de 75 grammes de noix par jour peut favoriser l’amélioration de la qualité du sperme bien qu’il soit peut peu probable que cela résolve tous les problèmes d’infertilité masculine. Alors que cette infirmité est de plus en plus répandue, les recherches de l’université, publiées le 15 août dans la revue Biology of reproduction, attirent l’attention.

Le docteur Wendie Robbins et ses collègues de l’université de Californie (Los-Angeles) ont tenté de comprendre si la consommation d’acides gras polyinsaturés était capable d’améliorer la qualité du sperme. Nous connaissons le poisson et l’huile de foie de morue comme sources d’acides gras insaturés. Mais nous ne savons pas forcément que certaines céréales et noix contiennent de l’acide linoléique (qui fait partie de la famille des acides gras omégas 3 polyinsaturés). Les chercheurs divisèrent en deux groupes des hommes en bonne santé entre 21 et 35 ans. Ils interdirent au premier groupe de manger des noix alors qu’ils demandèrent au deuxième d’en consommer 75 grammes par jour.

12 semaines plus tard, tous les hommes firent un spermogramme : aucun changement notable en termes de masse, de poids ou d’activité chez les deux groupes. Cependant, le sperme des jeunes hommes dans l’alimentation desquels avaient été intégrées des noix et dont le taux d’acides gras de la famille des omégas 6 et des omégas 3 avait de ce fait augmenté, s’avéra de meilleure qualité et avait un nombre d’anomalies chromosomiques moins élevé. De tels changements n’ont pas été constatés dans le deuxième groupe de contrôle. Tirez-en vous-même une conclusion.

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